Le calame des lutins, des elfes et des fées

Le calame des lutins, des elfes et des fées

A propos d'une rose des sables...

Coup de coeur pour un échange sur un réseau social bien connu, que je me permets de restituer ci-dessous (samedi 10 avril 2021).

 

L'échange a déferlé à propos d'une magnifique photographie (ci-dessous) publiée par Jean-Luc Rollier, "Faiseur d'images, voleur d'instants" :

 

Capture d’écran 2021-04-10 à 16

Jean-luc Rollier - la Rose des Sables

 

 

Photographie partagée par Jean-Claude Jugan, un ami rencontré au détour des pages dudit réseau social. Poète, visionnaire, il propose régulièrement sa lecture, empreinte de sagesse et d'expériences, de notre période quelque peu chahutée.

 

Ce partage nous a permis d'échanger quelques embruns de nos sensibilités, griffées par une si belle photographie :

 

Merci à Jean-Luc Rollier ! Fin d'une histoire et prémices d'un poème, pourquoi pas ? D'où vient-elle ? On peut tout imaginer... Des blanches de Corfou que nous fredonnons tous à celle d'Ispahan dans leurs gaines de mousse...
 
Certes, Jean-Claude, reste à l'écrire !
 
Salut l'ami... J'ai quelque chose sur le sujet mais c'est un poème qui n'a jamais trouvé de chute qui me convienne... C'est peut-être l'occasion car cette rose des sables humides m'inspire...
 
Ah ! Écrire...
être sur la crête d'un rouleau argenté, violent, exaltant...
accepter, oui, accepter le défi, la plongée dans le bouillonnement,…
dans l'écume blanche et doucereuse d'un espoir pourtant vital
— mais parfois, mais souvent, mais toujours — vain ?
Réussir à, simplement, écrire , décrire, peindre, chanter, humer, caresser son émotion... si bien enfouie...
 
Plonge, Michel, plonge ! Tu as l'air de maitriser le sujet...
 
Jean-Claude Jugan
Je te renvoie la balle, bien cher Ami !

 

Je la saisis au bond et t'invite à en faire autant... Peu importe la forme, seul compte le produit fini ou si tu préfères... Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse !
 
J'avoue avoir du mal à relever le défi...
Peut-être ? Peut, peut être ?
Je me souviens avoir balbutié quelques mots, à propos du cadavre de cet enfant immigré sur une plage turque, avoir crié — dans mon désert intérieur — un appel silencieux et vain vers la tendresse d'une rose des sables, humide et salée de toutes nos larmes...
A suivre !
 
Michel Poirot
Je te comprends... Ca ne s'improvise pas et je ne suis pas non plus certain d'honorer le contrat... Je l'ai tout de même noté sur mon cahier fourre-tout mais ça ne débouchera peut-être pas... Bonne soirée
 
 
J'espère de tout coeur que ni Jean-Luc Rollier, ni Jean-Claude Jugan ne m'en voudront d'avoir publié cet échange sur ce blog. Il me paraît significatif de ce qui peut se passer entre des êtres humains qui n'hésitent pas à partager leurs émotions sur un média social.
 
En conclusion — et pour en revenir à cette rose des sables — voici ce que m'avait alors inspiré l'enfant des sables, petite rose à jamais éteinte sur le sable mouillé d'une plage turque  :
 
 

La tendresse, la tendresse



Le flux de la tendresse qui étreint

tous les châteaux de sable

de tous les enfants du monde



Le reflux de la tendresse enivré de

tous les châteaux de sable

de tous les enfants du monde



La tendresse qui efface

une à une

toutes les blessures du sable



La tendresse qui illumine

tous les grains de sable

d’une tempête apaisée.

 

 

 

(poème écrit le 20 octobre 2016 - Michel de la Tharonne)



10/04/2021
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