Le calame des lutins, des elfes et des fées

Le calame des lutins, des elfes et des fées

Brouillards

 

 

Il est des brouillards gris

ceux de tous les jours

ceux qui étouffent l’amour

 

 

Il est des brouillards blancs

ceux qui effacent tout

ceux sur qui flotte tout

sans couleur

sans odeur

sans ancrage

sans bruit

dans la nuit

ceux dans qui se perd tout

 

 

 

Il est un brouillard tout noir

 

 

 

Il est des brouillards verdâtres

ceux dans lesquels on se baigne

par volupté

par nécessité

par lâcheté

ceux dans lesquels on enrobe les autres

par volupté

par nécessité

par lâcheté

les brouillards du mensonge



 

Il est enfin des brouillards bleus

Ils sont derrière les autres brouillards

ou devant, là, tout près

Ils déchirent les autres brouillards



Ils dévoilent le bleu intense d’un ciel

tout propre, tout neuf

dans lequel brille enfin le soleil

qui réveille les couleurs et les odeurs

mélodie brûlante et apaisante

 

 

Toi

enfin dévêtue des brouillards quotidiens

Toi

nue et belle

dans la lumière dorée du matin

Toi

calme et sereine

transfigurée par l’amour



Toi

faite Femme



Toi

La Femme.

 

 

Michel de la Tharonne

31 décembre 1987



12/02/2020
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